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Notre projet associatif


LE PROJET ASSOCIATIF ACTE II

 

Une démarche proactive pour élaborer le projet associatif acte II - 2013-2018

La SFE s'est dotée d'un premier projet associatif couvrant la période 2009-2013 (cf ci-dessous). Le conseil d'administration a dressé un bilan à mi-parcours de ces premières de mise en oeuvre, qui a premis de mettre en exergue les actions qui restent à déployer durant les deux prochaines années. Il a également fait émerger de nouveux thèmes susceptibles de nourrir le prochain projet.
Ces idées doivent être confrontées tant aux attentes du réseau actuel de la SFE que de partenaires actuellement externes à ce réseau. Une série d'entretiens serviront donc à tester ces axes éventuels et à identifier des thèmes majeurs pour structurer le projet à venir de l'association.
La démarche se veut participative. Aussi les acteurs qui font la SFE sont invités à mener des entretiens : membres du CA, animateurs de groupe, de club, ou de réseau, et tout membre de la SFE désireux de s'investir...
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Si vous souhaitez participer, merci de prendre contact auprès de la SFE 01 45 41 58 40, Julie Conversy, chargée de mission

LE PROJET ASSOCIATIF – 2009/2014

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Une association pour développer l’évaluation des politiques publiques et promouvoir son utilisation

Evaluer une intervention publique, c’est produire des connaissances sur les actions publiques, notamment quant à leurs effets, dans le double but de permettre aux citoyens d’en apprécier la valeur et d’aider les décideurs à en améliorer la pertinence, l’efficacité, l’efficience, la cohérence et les impacts.

L'évaluation contribue ainsi à rationaliser la prise de décision publique, à moderniser la gestion de l’administration et des services publics et à rendre plus efficace la dépense publique. Elle contribue également et simultanément au développement de la responsabilité et des pratiques de compte rendu interne ou externe, ainsi qu'à l'apprentissage organisationnel. Elle participe aux progrès parallèles de la bonne gestion et du débat démocratique à tous les niveaux de gouvernement.

La Société Française de l'Évaluation (SFE) a été fondée en juin 1999 à Marseille pour contribuer au développement de l'évaluation des politiques publiques en France et promouvoir son utilisation dans les organisations publiques et privées, ainsi qu’au sein des collectivités en charge de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques publiques.

En dix ans, le doublement des adhérents de la SFE (de 150 à 300), la création de plus de vingt clubs régionaux et groupes thématiques, l’organisation de neuf colloques nationaux et internationaux, ainsi qu’une activité éditoriale forte attestent de la grande vitalité de l’association. Cependant, le contexte a changé et les attentes vis-à-vis de la SFE ont pris de l’ampleur. Alors que la présence de l’Etat s’atténuait sur cette période, les collectivités territoriales s’appropriaient les pratiques d’évaluation sous l’impulsion de la Commission européenne, puis de leurs élus et dirigeants. Tout récemment, cependant, la révision constitutionnelle du 21 juillet 2008 a renforcé le rôle du Parlement et de la Cour des comptes en matière d’évaluation des politiques.

Une communauté d’acteurs visant l’amélioration de l’action publique et la stimulation du débat démocratique

Association à but non lucratif, animée par un réseau de bénévoles, la SFE est un lieu de rassemblement, de débats, de capitalisation et de formation entre pairs, ouvert à tous les acteurs de l'évaluation : commanditaires, praticiens, utilisateurs, consultants, chercheurs et opérateurs privés (associations notamment). La SFE accueille ainsi tous ceux qui portent un intérêt à l’évaluation quels que soient leurs ressorts territoriaux, leurs institutions, leurs secteurs d’activité, leurs disciplines ou leurs courants de pensée.

Concrètement, l’action de la SFE tend à faire reconnaître l'évaluation comme un outil d’aide à la décision, un atout pour la conduite et l’amélioration de l'action publique et un stimulant du débat démocratique. Pour ce faire, les valeurs dont se nourrit la SFE s’inscrivent dans une combinaison dynamique et complémentaire de quatre principes : la démocratie, le pluralisme, l’utilité et la production de connaissance.

Une conception de l’évaluation des actions publiques régie par des principes et ouverte à une diversité des méthodes
Les enjeux de l’évaluation dépassent ceux de ses protagonistes directs et concernent l'ensemble des citoyens. L’évaluation doit donc être décidée, organisée et conduite en vue de l’intérêt général. À ce titre, sa pratique doit être régie par des principes spécifiques, que la Charte adoptée par la SFE en 2006 définit en sept points : pluralité, distanciation, compétence, respect des personnes, transparence, opportunité, responsabilité.

Sur ces bases et conformément à ses statuts, la SFE a vocation à rassembler l’ensemble de la communauté de l’évaluation se retrouvant dans les valeurs énoncées dans sa charte. Par des débats constamment ouverts, elle cherche à faire émerger, à formaliser et à promouvoir des principes fondamentaux faisant consensus entre tous ses membres. Elle promeut, sans toutefois les imposer, des pratiques particulièrement aptes à mettre ces principes en application.

La SFE considère comme complémentaires et non concurrentes, les activités d’expertise et d’appréciation de l’action publique telles que l’audit, le contrôle de gestion ou le management par la qualité. En affirmant sa préférence pour la diversité des méthodes évaluatives, la SFE favorise la confrontation méthodologique et encourage un apprentissage collectif.

Un rôle spécifique aux côtés des pouvoirs publics et des élus

La SFE intègre plusieurs dimensions de l’action associative : action militante générale, interventions auprès des organisations publiques, appui à des secteurs spécifiques de politiques publiques, action en tant que  société savante. La SFE affirme devoir jouer trois rôles dans la régulation du champ de l’évaluation : un rôle de production, diffusion et échange de connaissances et d’informations ; un rôle de définition des valeurs, principes déontologiques, standards de qualité et références professionnelles ; enfin, un rôle de promotion de l’évaluation dans la sphère publique.

Des priorités d’action

La SFE réaffirme ses priorités :

La constitution du centre de ressources sur internet : conçu comme l’outil privilégié de la production et de l’échange des connaissances, ce centre de ressources doit donner à tous les internautes un accès direct et gratuit aux principales références en matière d’évaluation des politiques ainsi qu’aux activités publiques de la SFE ; il doit également permettre à ses adhérents d’avoir un accès privilégié à des informations, des échanges et des connaissances.

Le développement des journées d’études : chaque année, la SFE propose des journées d’étude thématique, par exemple sur l’évaluation d’une politique sectorielle, ou un questionnement transversal, un champ d’acteurs,  une question de méthodes. Cette approche doit être développée en complément des Journées françaises de l’évaluation qui auront lieu tous les deux ans.

La montée en charge des groupes relatifs aux politiques publiques sectorielles : les groupes actuels doivent être renforcés pour couvrir les principaux secteurs de politiques publiques et y favoriser le développement de l’évaluation. Sont particulièrement ciblés les secteurs de la santé, de la culture, de l’économie, de l’éducation et de la formation.

La création d’une revue française de l’évaluation : cette revue doit pouvoir compléter les autres publications pour permettre, de manière régulière, la parution d’articles de bon niveau ; elle donnera la possibilité  aux chercheurs de trouver un lieu de diffusion de leurs travaux, et aux professionnels de s’informer réciproquement. Dans un premier temps, elle sera produite dans un format électronique.

Le développement des échanges internationaux : la SFE renforcera ses partenariats de travail avec les sociétés d’évaluation des autres pays, notamment dans les deux réseaux qu’elle a contribué à créer : le réseau francophone (RFE) et le réseau des sociétés européennes (NESE : National Evaluation Societies of Europe).

La construction d’un référentiel de compétences : une réflexion sur les référentiels de compétences contribuera à terme à la professionnalisation des acteurs de l’évaluation, à travers un référentiel applicable aux Formations à l’évaluation, et un référentiel Métiers ; cette approche est préférée aujourd’hui à une démarche de certification des évaluateurs et des pratiques.

L’action ciblée auprès des élus et des partenaires institutionnels : la SFE appuie particulièrement la promotion de l’évaluation auprès des élus nationaux et territoriaux, et des grands partenaires institutionnels. Pour cela, elle développe son réseau, participe à des réunions publiques,  interpelle les candidats aux élections.

Plus d’adhésions pour plus d’audience et de représentativité

Devenir adhérent de la SFE constitue tout autant un acte de manifestation de son intérêt pour la promotion de l’évaluation des politiques publiques qu’un moyen d’accéder à des activités et des supports. Afin d’accroître à la fois son audience et sa représentativité, l’objectif de la SFE est d’augmenter significativement le nombre de ses adhérents dans les 3 à 5 ans à venir. Ceci passe tant par les adhésions individuelles que collectives.

Pour cela, elle compte sur le dynamisme toujours renouvelé des ses membres, pour lancer, animer, poursuivre l’activité de diffusion de la culture de l’évaluation, en particulier dans les groupes qui rassemblent autour d’un thème spécialisé, et dans les clubs qui constituent la voie la plus simple, la plus proche et la plus ouverte d’accès aux activités de la SFE. Ainsi consolidée, la SFE pourra, dans les 5 années à venir, encore mieux contribuer au développement de l'évaluation dans notre pays et à l'échelle internationale.

Les groupes de travail thématiques

« Évaluation des politiques de développement territorial » ;  « Europe et évaluation des politiques publiques » ;  « Standards de qualité et déontologie » ;  « Acteurs, pratiques et métiers de l'évaluation des politiques publiques» ; « Évaluation de l’aide au développement » ; « Évaluation dans le cadre de la Loi 2002-2 » ; « Évaluation et développement durable » ; « Évaluation des politiques culturelles » ; « Évaluation participative » ; « Évaluation en Santé » ; « Évaluation et utilité sociale » ; « Réseau des chercheurs en évaluation »

Les clubs régionaux de l'évaluation

Club Rhône-Alpes, Café de l'évaluation en Nord-Pas-de-Calais, Club Provence, Alpes, Côte d’Azur, Club Midi-Pyrénées, Club Aquitaine, Club transfrontalier Lorraine-Belgique-Luxembourg, Club Bretagne/Pays-de-la-Loire, Club Bourgogne, Club Languedoc-Roussillon, Club Ile de France.