Evaluation et utilité sociale
Evaluation et utilité sociale
Animateurs :
Après avoir largement contextualisé la notion d’utilité sociale comme registre d’évaluation (ouvrage collectif- conférences/débat sur de nombreux sites géographiques- séminaires thématiques…) l’enjeu du groupe « Evaluation et Utilité sociale »pour 2012-2013 est de travailler sur la formalisation de la notion d’utilité sociale pour en faire un outil d’appréciation et de jugement dans les pratiques évaluatives aux cotés de l’évaluation de la performance gestionnaire qui est devenue le modèle dominant.
L’utilité sociale renvoie au constat selon lequel le bienfondé d'une activité, d'un dispositif ou d'une politique publique, ne se satisfait pas de la seule comptabilisation des activités en termes d'efficacité, d'efficience et de cohérence. La « preuve » intersubjective doit être également faite que les actions conduites rendent compte d'une «plus-value sociale ».
Mobiliser le critère utilité sociale dans l'évaluation des organisations, dispositifs et politiques publiques, suppose assurément de reposer de façon équilibrée et non séparée les questions évaluatives de la performance gestionnaire et celles relevant registre de la performance sociale. Ces questions renvoient aux registres du sens, des finalités, de la pertinence et des effets sociétaux des politiques ou des dispositifs.
Rappelons que l'Utilité sociale comme critère d'évaluation interroge les champs des valeurs et des représentations sociales, telles que la solidarité, le bien-être individuel et social, le lien social, les biens publics ou les biens collectifs, la cohésion sociale, etc. .... Ces valeurs constituent également des catégories d'analyse (et d'action) des politiques publiques qui sont à travailler sur un mode dynamique, en mettant en tension les convictions des systèmes d'acteurs en présence.
Egalement l’évaluation de l'utilité sociale renvoie donc à une certaine conception de la posture évaluative: qualitative, pluraliste, démocratique, participative, interactive ; qui intègre les parties prenantes dans le débat contradictoire sur les valeurs et conçoit le rôle actif des systèmes d'acteurs et des réseaux. »
Soucieux de modéliser des pratiques évaluatives qui soient en cohérence avec ce registre évaluatif et cet objet en mouvement que constitue l’utilité sociale, le groupe US et évaluation propose d’explorer une posture inédite, celle de « laboratoire évaluatif », pour expérimenter collectivement , à partir de pratiques ou dispositifs publics dont l’utilité sociale est en question ( pratiques culturelles, pratiques de médiation sociale dans les quartiers difficiles, etc…) de nouvelles pratiques d’action et d’évaluation.
Cette posture d’expertise bénévole, proche du terrain et en partenariat étroit avec les acteurs, vise à trouver des réponses en acte à quelques questionnements élémentaires :
• En quoi l’action évaluée est-elle utile pour chaque partie prenante de l’action publique?
• En quoi cela fait-il ou non société ?
Une première démarche d’observation du système d’acteurs dont l’objet d’activité est la médiation dans l’espace public sera conduite et analysée au cours de l’année 2013.
Les premiers résultats des travaux de ce « laboratoire évaluatif » seront mis en débat lors des JFE de Grenoble en juin 2013.
Ce groupe est constitué des adhérents qui s’engagent à contribuer aux travaux de modélisation des pratiques d’évaluation qui intègrent le registre d’utilité sociale (sociétale). Egalement, le laboratoire évaluatif est en lien avec les réseaux de professionnels, de chercheurs et d’universitaires qui travaillent sur cette question.
La Notion d'utilité Sociale au défi de son identité
En mai 2010, l'ouvrage collectif a vu le jour. il s'agit de « La notion d’utilité sociale en débats. Dans les champs des politiques, programmes, actions, la notion d’utilité sociale comme dimension évaluative ».
L'ouvrage est dès à présent disponible.
LA NOTION D'UTILITÉ SOCIALE AU DÉFI DE SON IDENTITÉ 
Dans l'évaluation des politiques publiques
Claudine Offredi, Françoise Ravoux
La Librairie des Humanités, POLITIQUE
Présentation de l’éditeur :
La démonstration du bienfondé d'une activité ou d'un dispositif ne se satisfait pas de la seule comptabilisation des activités en termes d'efficacité, d'efficience et de cohérence. La preuve doit être faite que les actions conduites rendent compte d'une "plus-value sociale". L'utilité sociale est ici qualifiée de différents points de vue ; elle renvoie à un champ de valeurs telles que la solidarité, le bien-être individuel et social, le lien social, les biens publics, la cohésion sociale et la reconnaissance.