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Statistique et évaluation


Statistique et évaluation : quelle valeur (jugement) attribuer à une valeur (un chiffre) ?

25 septembre 2009

Ce séminaire était organisé par la SFE et la SFdS en partenariat avec l'INSEE

Evaluer est un terme d’usage courant : on évalue un élève, le prix d’un appartement, l’opportunité de sortir avec un parapluie, le succès d’une politique, les risques d’une installation, l’efficacité d’un médicament, …Bien souvent, pour évaluer, nous nous appuyons sur un chiffrage : nombre d’accidents, cote de popularité, … Et, souvent aussi, ce chiffrage est monétaire : on donne une valeur en euros. Au point que, pour certaines personnes ou dans certains cas, évaluer revient à “valoriser” : déterminer une valeur monétaire (coût d’un cyclone, bilan d’un programme public, …). Plus largement, on calcule des indicateurs quantitatifs. Ceux-ci sont des décomptes simples ou des statistiques plus élaborées, parfois l’estimation de paramètres dans des modèles ou des tests d’hypothèses sur ceux-ci.

Ainsi, pour beaucoup, on a fait une évaluation lorsqu’on dispose d’un chiffrage. Mais en réalité, il s’agit de porter un jugement : en quoi ceci est-il bien ou mal ? A-t-on eu raison ? Doit-on continuer ? A quels critères nous référons-nous, quel objectif poursuivons-nous, au moins implicitement ? Si l’on veut dépasser l’intuition, les décisions d’humeur ou d’idéologie, il convient d’adopter une démarche d’évaluation rigoureuse : des statistiques et des études, sans doute, mais référées aux buts poursuivis et aux conditions sociales, psychologiques ou politiques des acteurs en présence.

Ce séminaire rassemblait des statisticiens, des évaluateurs et des responsables de l’action publique autour de la double question : quel peut être l’apport de la statistique à l’évaluation ? Et en quoi consiste l’évaluation au-delà de la statistique ?